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De la plume

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183.  De la plume 

Chers habitants,

Plume encrée, je laisse ma teinte sur le papier numérique pour vous exposer ma doléance.

Cette histoire est la mienne, celle d’une plume qui au vent se balade, entre les feuilles d’automne et la pluie de la dite saison. Laissée et abandonnée, une âme charitable me recueillit, me lava et me donna une seconde vie ; celle qui fera de moi ce que je suis aujourd’hui. Une plume adressant des missives aux divers élus de cette métropole, ayant connu Jeanne d’Arc. Dénonçant le manque de transparence de ces élus, le cumul de leurs fonctions, préférant faire grossir les mairies au lieu d’inciter celles-ci à soutenir les initiatives locales.  Faire du local avec les locaux, voilà la réussite. Associations de quartiers vous êtes l’avenir de vos territoires, animation, divertissement, emploi, culture, vos domaines ne cessent d’être utiles aux gens.

Je suis cette plume qui demande plus de moyens pour aider les associations à associer les habitants dans ce tissu associatif, symbole d’une représentativité concrète d’un quartier et non supposée.

Je suis cette plume qui déverse son encre et ses foudres pour que celles-ci résonnent au sommet de la métropole, et chez son président, afin qu’il ou qu’ils entendent et comprennent que les acteurs de terrain sont des références et que sans eux vous ne pourriez jamais mener à bien vos projets, espérant décrocher des finances de l’Etat en préservant les QPV telles qu’elles sont. C’est de l’emploi, de l’excellence, de la réussite, des espaces d’échange et d’animation dont ont besoin les habitants et non qu’on les pointe du doigt en citant les chiffres du chômage, le taux de délinquance et divers endroits sombres du tableau.

Je suis cette plume qui s’adresse aux voyous, pas à ceux que vous pensez mais je parle de voyoucratie à col blanc, qui s’accaparent les subventions, l’argent de l’Etat destiné aux QPV, et distribué dans les hautes strates. Que cet argent parvienne à leurs ayant-droits afin que les divers soucis ne persistent pas.

Je suis cette plume qui continuera d’écrire jusqu’à sa dernière goutte d’encre pour parler de ces problèmes.

La plume signe, la plume saigne… 


Apostrophe numéro : 183

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