Métro Post Forum

Du vélo (4)

187. Du vélo (4)

Cher habitant,

J’ai deux roues et on ne pense pas toujours à m’utiliser comme moyen de mobilité. Je suis pratique pour les petites distances. Je ne coûte pas cher d’entretien et je suis écologique. C’est vrai que c’est moins agréable de se servir de moi quand il pleut.

Le vélo

De la voiture

186. De la voiture 

Cher habitant,

Je pourrai te servir tous les jours pour répondre à tes besoins en mobilité, je pourrai te faciliter la vie au quotidien pour aller travailler, faire les courses, aller chercher les enfants. Mais je sais que je coûte cher et que je ne suis pas toujours adaptée à ton budget. En plus, ça peut arriver que je tombe en panne et tu dois souvent me mettre de l’essence ou du gasoil pour que je puisse fonctionner. 

La voiture

D’une bicyclette (3)

150. D’une bicyclette (3)

Cher habitant,

Lorsque tu te lances chaque matin de la semaine au volant de ta voiture, tu m’as peut-être remarquée sur mes deux roues, voire évitée au dernier moment en pestant contre ma façon si discrète de circuler sur la chaussée.

Le soir, lorsque tu rentres de ton travail, fatigué de ta longue journée, je zigzague un peu, tout étonnée d’être encore intacte. C’est alors que dans la nuit tombante, parfois sous la pluie et le vent, la lumière de mon phare, faible luciole, vient frapper la rétine de ton œil sur le rétroviseur de ta voiture te rappelant ma présence discrète mais bien réelle au cœur de la ville.

La bicyclette

Du feu rouge et vert

145. Du feu rouge et vert

Chers habitants,

Je m’appelle… Euh… Je n’ai pas de prénom, j’avoue. 🙁 Dans la ville, je sers à vous dire si vous pouvez passer ou pas en voiture. Mais parfois il y a des voitures qui passent et s’en fichent de moi. 🙁 Alors je me sens invisible. 🙁 Moi, je préfère quand je suis vert, je n’aime pas la couleur rouge.

Le feu rouge et vert

Du vélo qui rêve de sécurité

130. Du vélo qui rêve de sécurité

Cher passant,

Je suis un vélo !

En toute sécurité dans la métropole – Un rêve ou une réalité ? Il y a des pistes pour cela soi-disant. Parfois, on m’effleure. Parfois, on me frôle. Et j’ai même dû prendre un trottoir pour m’échapper. 

Et j’ai vu briller les étoiles. On dit que je suis une petite reine. Mes conditions de vie sont bien précaires dans la métropole.

Je suis un vélo !

De la route

111. De la route

Cher passant,

Si j’étais la route, je préférerais être rénovée avec des déchets plastiques, car c’est plus résistant, écolo et moins cher que le béton. Je préférerais aussi être peinte en blanc, car il ferait moins chaud l’été. 

La route

De l’arrêt de bus

110. De l’arrêt de bus

Cher passant,

Si j’étais un arrêt de bus ou de tram, je verrais plein de gens jeter des choses par terre. Si seulement il y avait une poubelle à  côté de chaque arrêt ou station. Et aussi un cendrier, car beaucoup fument avant de prendre leur bus ou tram. Du coup il y a plein de mégots par terre. Les mégots de cigarettes peuvent aussi être recyclés. Peut-être qu’une entreprise d’insertion de la commune pourrait étudier ce projet.

L’arrêt de bus

Du train

 102. Du train

Cher passant,

Si j’étais un objet sur St Jean de la ruelle, ce serait un train.

Je fais tout le temps les mêmes allers-retours en transportant des gens.

Le train

De la voiture portée disparue

95. De la voiture portée disparue

Cher passant,

Je suis arrivée en France par le plus grand des hasards. Mon pays s’appelle l’Espagne. Je brille, je suis lustrée tous les jours. Une famille formidable prend soin de moi, dès qu’une tâche ou une saleté apparaît, je passe au rouleau. Mais un jour je pars en courses au supermarché, quelqu’un me brise une partie de moi, monte, démarre, et je roule sans m’arrêter en France. J’ai traversé des montagnes à vive allure et là j’arrive à la Canebière, entourée de plein d’amies à moi qui avait été portées disparues depuis de nombreux mois. Je repartis chargée de gros cartons, à vive allure, ma destination finale fut l’Allemagne.  

La voiture

De la voiture

83. De la voiture

Cher passant,

Si j’étais un objet sur St Jean de la Ruelle, je serais une voiture. Je transporte des gens, je vois les gens passer, traverser dans la rue.

La voiture

Du tramway futur de la ligne C

66. Du tramway futur de la ligne C

Chers amis des Blossières,

Vous avez envie de vous promener en bord de Loire, de défiler sur les boulevards, de vous faire soigner près de chez vous, d’accompagner vos proches au cimetière des Ifs, d’aller vers le Sud rencontrer des amis, voir un film, assister à un concert, une fête, de franchir la Loire… par un moyen collectif, public, sans participer à la mort de la planète… Alors, trouvons ensemble les voies, les rails qui nous guideront, nous transporteront, nous rapprocheront.

Le tramway futur de la ligne C de Saran à Saint-Pryvé

Du tram (2)

56. Du tram (2)

Cher habitant,

Moi, le tram, je vois du monde comme ce n’est pas possible. Des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes, des enfants etc… Je suis toujours étonné de voir ce monde, souvent seuls même s’ils sont plusieurs ensemble mais chacun avec son doudou dans la main :

des étudiants tapotant sur la machine

la mère de famille avec poussette et enfant en liaison avec je ne sais qui à travers sa machine

un homme sortant du boulot en train de faire un jeu sur sa machine

Je vois quand même quelques fois des gens tenant une conversation avec leur voisin sans intermédiaire. Ne serait-il pas possible de créer des animateurs avec la mission de faire se rencontrer ces personnes qui pensent échanger mais qui ne prennent peut-être pas le bon moyen pour améliorer le vivre ensemble.

Le tram

D’un bus de la ligne 1

55. D’un bus de la ligne 1

Cher passant,

Je suis un bus de la ligne 1. Je vais de Saran Vilpot à l’hôpital de La Source, en passant par les Blossières, la gare, le centre d’Olivet et La Source. Le même trajet dans l’autre sens évidemment. Ce qui me plaît, c’est la variété des rues, des places, des immeubles. C’est aussi la diversité des passagers que je transporte : tous les âges, toutes les catégories sociales, tous les caractères. Il y a les habitués que je vois tous les jours : des lycéens ou des étudiants, des personnes qui vont au travail ou en reviennent. Aussi des étrangers, un peu perdus la première fois où ils débarquent à Orléans. Mais quelque chose m’embête : les étrangers ne se parlent pas beaucoup entre eux. Pourtant, je le sais, beaucoup voudraient bien être moins seuls.

Un bus de la ligne 1

Du tram A

54. Du tram A

Chère Sourcienne,

Je roule gaiement et je m’arrête. Tu marches, tu ne montes pas. T’as bien fait, y’a du contrôle. Mais bientôt, peut-être plus de crainte et plus de confort, tu pourras monter, je serai gratuit.

Le tram A

D’un vélo (2)

53. D’un vélo (2)

Cher habitant,

Ce matin, je suis le vélo qui aurait bien aimé pouvoir être garé sur une station Vélo+ dans le quartier des Blossières, mais je ne l’ai pas trouvée et je suis resté à l’extérieur comme si mon quartier n’était pas assez bien pour cela. Alors je t’ai vu prendre ton sac et finir à pied et mettre beaucoup de temps pour rejoindre ton immeuble.

Un vélo

Du tram

51. Du tram 

Chers passants,

Je suis le tram et je vous connais tous. Je connais votre courage, vos peines, vos joies, vos espoirs. Je sais votre honnêteté mais aussi vos incivilités. Ensemble, usagers, soyons le lien de notre ville et de notre liberté.

Le tram

De la rame de tram

44. De la rame de tram

Cher habitant,

J’aimerais tant passer plus souvent ! Ouvrir largement mes portes à chacun, petit ou grand, jeune ou vieux. Chacun pourrait monter ou descendre, sans rien payer. Et, comble de bonheur, je passerais régulièrement, sans interruption…

La rame de tram

De l’arrêt de tram à la Source

23. De l’arrêt de tram à la Source

Chers habitants, chères habitantes,

Surtout chères habitantes.

Je vous vois passer tous les matins, vos cheveux cachés par un grand et bizarre… Pour revendiquer votre citoyenneté, parlez, dites vos préoccupations mais n’utilisez pas cet engin d’oppression sur votre corps sur vos gestes. NON ! Vous êtes égales aux hommes ! 

 Parlez, marchez et vos cheveux peuvent être montrés. Si ! Si !

L’arrêt de tram à la Source

Du bus électrique

15. Du bus électrique

Cher passant,

J’ai besoin des structures nécessaires pour pouvoir réaliser vos déplacements 100% vert.

Le bus électrique

 

De la bicyclette

De la bicyclette

Cher passant,

Je suis une bicyclette. Je veux une terre pour que les humains vivent en dignité et en égalité en vrai !

Si seulement celles et ceux qui doivent utiliser leur automobile le faisaient et bien notre terre respirerai.

La bicyclette.

D’un dos d’âne à un automobiliste bêtement chafouin

4. D’un dos d’âne à un automobiliste bêtement chafouin

Nous vivons dans un monde étrange, il faut bien l’admettre mon cher automobiliste. Je vous devine chafouin, laissez-moi m’expliquer avant de me juger. J’ai beau dresser les oreilles, je ne parviens pas à comprendre pourquoi, moi et mes semblables, nous poussons comme des champignons sur les rues de votre cité si urbaine. Pourtant ici pas plus qu’ailleurs, il n’y a la queue de l’un de mes congénères. Nonobstant, je suis partout, j’entrave votre envie de sillonner la ville aisément, je vous contraint à lever le pied, je vous secoue, je vous soumets parfois à des chocs violents.

Les uns manient la carotte, d’autres le bâton tandis que les édiles jouent du dos d’âne sans modération. Qu’importe l’endroit, je me mets en travers de votre chemin, j’amortis les chocs, je vous contraint à ralentir, je fais obstacle à votre volonté d’aller de l’avant. Je suis le coup de pied de l’âne, celui qui va briser vos amortisseurs, vous forcer à passer au marbre à moins que le coup ne soit fatal et ne vous conduise tout droit en enfer.

Une rue nouvelle se doit de disposer de son cheptel asinien. Mulets et bourricots, nous avons remplacé nos frères, les gendarmes couchés et les coussins berlinois, nos cousins germains qui sont passés de mode. Le dos d’âne est revenu en odeur de sainteté ; nous sommes la nouvelle vague de la police montée. Malheur à qui nous aborde un peu vite, il va racler sa belle carrosserie et risque de finir dans le décor.

Nous sortons sans doute d’un élevage juteux dans lequel poussent également les potelets et les pavés glissants, tous ces joyeux obstacles qui parsèment vos rues, vous promettant de joyeux séjours aux urgences. La sécurité est notre dada, non pas la vôtre, ne soyez pas dupe, mais celle de l’échevin qui profite de moi pour récupérer des pots de vin.

Si l’âne a besoin de son, l’élu aime à ce qu’on lui graisse la patte, histoire de se remettre en selle pour sa prochaine campagne électorale. Tout est bon dans le mobilier urbain pour faire cracher ces cochons de contribuables. L’âne a bon dos puisqu’il n’est pas assujetti à l’impôt local. Dans certaines cités d’ailleurs, comme celle de laquelle je vous écris, il se murmure que plus nous serons nombreux, plus il y aura de chance de bénéficier de la visite du pape. C’est sans doute l’expression d’une grave confusion qui échappe à la raison.

En tout état de cause, ce sont les conducteurs qui font le gros dos tandis que leurs passagers découvrent les joies de la bête à deux dos. Le véhicule ahane, les chaos placent les automobilistes au creux de la vague tandis que les carrossiers se frottent les mains et les pilotes lèvent le pied. Les poulets s’amusent de n’avoir plus à contrôler les vitesses excessives dans cette basse-cour métropolitaine. 

Je sais une rue où pas moins de quatorze de mes congénères ont ainsi été placés pour contrarier un bonimenteur notoire. L’homme a pris le mors aux dents, il se cabre, rue dans les brancards et se propose de botter l’arrière-train du maudit responsable de tant d’âneries. Il convient du reste d’émettre une protestation, une plainte visant à défendre ma réputation. J’ai remarqué que nous allons toujours de paire, qu’un monticule précède le suivant. Il aurait été plus judicieux de nous qualifier de dos de chameau, la zoologie n’y aurait pas été troublée.

C’est sans doute dans le souci louable de ne pas mettre la puce à l’oreille aux usagers de la chaussée que ce vocable a été écarté. Pourtant tous ces dos d’ânes provoquent des poches d’eau, interdisent l’écoulement des eaux pluviales. Chameau eut en ce sens été bien plus évocateur au risque de déplaire aux tenants d’un nationalisme exacerbé.

Voilà cher automobiliste, vous savez tout désormais de mon courroux et de l’immense contrariété qui est la mienne tout autant que la vôtre. Je vous offre un cassis pour obtenir votre pardon en vous proposant mes plus plates excuses.

Le dos d’âne

Du tramway

31. Du tramway  

Cher habitant,

Tu as besoin de te déplacer pour ton travail, tes courses, sortir de ton quartier pour te promener. Mais voilà me prendre pour satisfaire ces besoins est limité par son côté financier. Alors, si mon accès devient gratuit le droit aux transports devient complètement effectif !

Le tramway (et aussi le bus)