Métro Post Forum

Du trottoir (2)

188. Du trottoir (2)

Chers habitants,

Je suis le trottoir.  Pourquoi les gens me salissent avec des papiers ou des mégots ? Pourquoi est-ce que certains habitants m’entretiennent, désherbent, enlèvent la neige… et pas d’autres ? 

Le trottoir

De la poubelle (5)

185.  De la poubelle (5)

Cher habitant,

Je suis dispersée un peu partout dans la ville et mon utilité est indéniable. Je suis là exprès pour recueillir tout ce que tu veux jeter. Alors pourquoi tu mets tes déchets par terre ?

La poubelle

D’une poubelle inutile

 168. D’une poubelle inutile 

Chers habitants,

Je ne comprends pas et je suis révoltée ! Pourquoi suis-je régulièrement vide et pourquoi  y a-t-il autant de déchets sur le sol… Partout ! Je vous vois tous, sortir de l’école et jeter vos papiers de gâteaux et vos briques de jus par terre ! Je vous vois passer en voiture et jeter vos papiers et mégots par la fenêtre ! 

Ne croyez-vous pas que la terre va mal ? Que la nature est plus belle sans ordures ?!  Eh je suis là !!!

Une poubelle inutile

D’un grand dauphin

162. D’un grand dauphin

Chers habitants,

Un dauphin nettoie la mer en poussant les déchets vers les plages.  Il sauve des humains des noyades. Mais il n’aime pas les requins car ce sont ses prédateurs, ces derniers le mangent.

Il y a des dauphins blancs, noirs ou alors blancs et noirs.

Un grand dauphin

D’une poubelle (4)

152. D’une poubelle (4)

Cher passant, 

Je suis une poubelle et je vois plus de mégots de cigarettes à mes pieds qu’à l’intérieur de moi. J’aimerais plus d’idées pour inciter les gens à ne pas agir ainsi.

La poubelle

De la poubelle qui aime les déchets

 146. De la poubelle qui aime les déchets 

Cher habitant,

Je suis la poubelle. J’ai plein de déchets sur moi et c’est cool. Il y a moins de pollution mais ça sent mauvais. 

La poubelle

De la cigarette (2)

144. De la cigarette (2)

Cher passant,

On m’achète un peu partout mais pas dans tous les lieux.

Quand on me met dans la bouche, on ne m’aime pas.

Puis une et deux fois, on me savoure.

On m’aime, on m’achète, on me range et on m’allume.

Je suis petite en taille, et me consommer tue !

La cigarette

De la poubelle (3)

143. De la poubelle (3)

Enigme…

Cher passant,

Je suis utile dans la vie de tous les jours.

Les ados dans le quartier m’utilisent très peu. Ce qui me rend triste.

Mon papa se nomme Eugène.

Je suis souvent seule, mais je suis dans une famille nombreuse.

La poubelle

Du caillou du chemin

126.  Du caillou du chemin

Bonjour cher habitant,

Ici le petit caillou sur lequel tu marches tous les jours… J’EN AI MARRE DE TOUS LES COLLÉGIENS. Pourquoi vous me marchez dessus ? Je ne vous ai rien fait ! 

Le pire c’est votre bonbon qui colle ! Donc maintenant plus de bonbon qui colle par terre, sinon tu auras de gros problèmes !

Merci, cordialement, le caillou du chemin

De la poubelle (2)

115.  De  la poubelle (2)

Cher passant,

Je suis rattachée à un poteau, on peut me retrouver sur les plages, les ports, écoles, rues, bref un peu partout. Je suis à la disposition de tous, pourtant certains m’ignorent. Le soir ou le matin, on me vide, je reçois cannettes, papiers, cartons, plastiques, de tout. On me crache dessus aussi. On verse ces détritus au sol juste à côté de moi. Je suis une poubelle qui ne remplit pas toujours ses missions. Il arrive même que des inconscients jettent leur cigarette mal éteinte sur moi et je prends feu. Pas toujours facile d’être une poubelle.

La poubelle

De la poubelle publique

114. De  la poubelle publique

Cher passant,

Je suis la poubelle publique de l’Espace ROL Tanguy. Je suis là depuis 10 ans et j’ai peur. Peur de disparaître car personne de ne me voit. Les enfants, les adultes, les passants jettent papiers, bouteilles, déchets divers sur le trottoir… mais moi je suis là, pourquoi ne me confient-ils pas leurs déchets ? C’est ma raison d’être.

La poubelle

De la poubelle, du massif, du siège et de la place de parking

100. De la poubelle, du massif, du siège et de la place de parking

Cher passant,

Je suis une poubelle et je me désespère de voir les canettes, les papiers, les mouchoirs traîner à côté de moi. Les gens n’ont pas le courage de me remplir.

Je suis un massif de fleurs et je suis dégoûté de voir les trottoirs envahis par les herbes. 

Je suis un siège du tram et je vois les incivilités, pieds sur les sièges, conversations au téléphone, aucun respect pour les autres.

Je suis une place de parking privé et n’importe qui vient se garer sans demander l’autorisation. 

La poubelle, le massif, le siège et la place de parking

Du gingko de l’hôtel Groslot à Orléans

71. Du gingko de l’Hôtel Groslot à Orléans 

Cher promeneur,

Ah ! quelle aventure ! Que de milliers de kilomètres parcourus ! Déraciné, transplanté, je ne sais pas si vous auriez supporté mon sort. J’aurais tellement aimé vivre entre mes parents le reste de mon âge. Maintenant, me voilà dans ce square, près d’Etienne Dolet, « martyr de la pensée ». Le rapprochement est tentant, mais non, je ne vais pas me poser en martyr, bien que…

On m’a gratifié d’un surnom : « l’arbre aux quarante écus ». J’en connais une qui croyait que les écus, c’étaient les feuilles d’or que je perds à l’automne, et là, dit-elle, il faudrait parler de quarante mille écus ! Mais ceci n’a rien à voir avec moi. Quand on m’a acheté (oui, j’ai fait l’objet d’un commerce, sordide, non ?), les écus n’existaient plus depuis longtemps. Je sais bien que nous, gingkos, détenons le record de longévité parmi les arbres. Toutefois, moi, je n’ai rien d’un fossile mais tout d’un jeune et fringant géant ! Ne me confondez pas avec le vieil if d’à côté. Il a beau se parer de fanfreluches à Noël, il ne supporte pas la comparaison.

Mon nom serait imprononçable, raison pour laquelle on m’attribuerait tant de surnoms ? Il n’est imprononçable que pour vous qui m’avez arraché à mon sol natal. Vous y avez même ajouté un qualificatif en latin, biloba. La précision était inutile, chacun peut voir que mes feuilles ont deux lobes, n’en avez-vous pas deux également ? De là à m’en priver en imaginant qu’il s’agit d’autant de cœurs et d’en offrir une à sa belle, ou bien encore d’éventails et de la secouer dans tous les sens pour se donner l’illusion de la fraîcheur, avouez que l’objet de curiosité ici, ce serait plutôt vous que moi !

Les mariés viennent se faire tirer le portrait à mes côtés. Le photographe leur recommande immanquablement d’appuyer négligemment la main sur mon tronc, dans une pose naturelle. Naturelle, ah, ah ah ! Grotesque. Donc, tous les samedis, on dérange ma quiétude pour immortaliser un instant de vie dont on sait que, dans la moitié des cas, il sera renié quelques années après.

Où est-ce que je veux en venir ? Au fait que, je le répète, l’objet de curiosité en ce lieu, ce serait vous, les hommes, plutôt que moi. Je ne peux pas présumer d’Etienne Dolet, parti dans l’au-delà depuis si longtemps et me tenant cependant si discrètement compagnie que je lui en sais gré, mais je verrais bien l’un d’entre vous planté à ma place jusqu’à la fin de ses jours, avec une étiquette aux pieds : « Homo erectus biloba du XXIe siècle, capable de se marier en chapeau haut de forme avec une fille en blanc, pareille à un gros gâteau noyé sous la crème Chantilly », car, bien sûr, j’aurai alors le privilège d’en écrire le texte en lettres d’or.

Après ce message, j’espère que vous me comprendrez mieux. Merci de m’avoir lu.

Le gingko de l’Hôtel Groslot à Orléans

D’un caniveau

 70. D’un caniveau

Chers voisins du dessus,

C’est votre dévoué Caniveau qui vous écrit. Je sature, je n’en peux plus de déborder alors même que ma joie de vivre est d’écouler, d’écouler abondamment et goulûment tout le contenu du ciel qui vous tombe sur la tête dans l’année. Alors s’il vous plaît, laissez-moi libre de tout encombrement. Oui, je vous en prie, écoulez-moi, écoulez-moi bien s’il vous plaît, surtout en période de déluge.

Liquidement vôtre,

M.Caniveau

D’une poubelle

69. D’une poubelle

Cher passant,

Je te vois tous les jours et je te suis utile. Mais parfois, tu m’ignores. Je souhaite simplement de ta part un peu plus d’attention.

Une poubelle

De Milou, le chien

64. De Milou, le chien

Cher passant,

On dit de moi que je suis ton meilleur ami bien que je te donne quelques « soucis » en laissant traîner mes excréments. J’essaye de te retrouver sous les décombres de maisons effondrées ou sous une avalanche. Certains de mes congénères aident tes semblables dans leur vie quotidienne car ils ne voient pas.

Un peu d’affection, s’il te plait.

Milou, le chien

De la poubelle de tri sélectif

19. De la poubelle de tri sélectif

Chers passants,

Je suis essentielle pour votre vie quotidienne, le recyclage est primordial pour notre société, pour un avenir meilleur.

La poubelle de tri sélectif

 

Du mégot oublié

13. Du mégot oublié

 Cher passant,

Arrivé sur le trottoir, après un geste de rejet de mon propriétaire, je continue de me consumer doucement.

Un passant, me voit, me plaint et m’écrase. Je finirai dans les égouts après le passage du service de nettoiement de la mairie.

Le mégot oublié

 

De la cigarette

3. De la cigarette

Chère Toi, Cher Toi,

A Toi qui que tu sois, Humain(e),

Nos chemins, le tien et ceux de mes sœurs avec moi se sont croisés et se croisent sans doute. Je suis un mégot de cigarette, et donc une cigarette finissante.

Qu’importe de quel quartier tu es Homme ou Femme sorti(e) du ventre d’une femme, ta mère, car partout c’est pareil, beaucoup parmi vous Humains, de tous genres, de toutes les couleurs, visages pâles ou foncés, petits ou grands de taille et d’âge, vous nous prenez entre vos lèvres, vous nous fumez, quelquefois avec délice, et quelquefois machinalement sans vous apercevoir de notre saveur. Nous l’acceptons. Mais une fois consommées, vous nous balancez souvent sans honte sur les trottoirs, parfois même au fond d’une tasse de café, parfois vous nous laissez à moitié mortes.

Nous acceptons notre mort, mais nous voulons mourir dans la dignité, être respectées. Sache que le mieux pour nous c’est d’être déposées avec délicatesse dans un cendrier, une fois éteintes. La poubelle nous va aussi car nous savons que le cendrier tend à disparaître.

Et si toi Humain ou Humaine ou certains de vous pensez qu’il est bien de jeter les mégots pour les SDF ou les mendiants, nous préférerions, nous autres cigarettes devenues mégots, être déposées dans la main qui se tend. Le plus beau serait de nous déposer unique, toute entière, toute belle encore dans cette main.

Peux-tu passer ce message, toi à qui je m’adresse, petite ou grande Personne, cela soulagerait ma peine.

Moi : Cigarette qui suis loin d’être parfaite mais qui sait être une aide à vivre pour de nombreux Humains(es).

Année 2018 finissante

De l’escalier qui relie un quartier à un autre

119. De l’escalier qui relie un quartier à un autre 

Cher passant, 

Je suis l’escalier qui relie un quartier à un autre pour rendre service. J’en vois passer du monde, des enfants qui vont à l’école m’empruntent au moins 4 fois par jour. C’est gai et ça met de bonne humeur.

Je vois courir aussi des bandes de jeunes qui semblent être poursuivis, pourquoi ?
Je vois aussi les femmes de ménage qui viennent me redonner une beauté car hélas parfois, je dirais même souvent, on me salit, je me retrouve avec une canette dégoulinante, un casse-croûte à moitié mangé, une peau de banane, des morceaux de papier laissés là négligemment.

Je voudrais bien que cela change, je suis là pour rendre service alors que pourrait-on faire ? Tiens… Voilà le facteur qui sifflote… et qui salue poliment les passants qu’il croise. Comme quoi il y a de bons moments si on occulte les autres. 

L’escalier qui relie un quartier à un autre

D’une étagère

174. D’une étagère 

Cher habitant, 

Je suis une étagère. En plusieurs morceau sur le trottoir, j’avais toujours pensé rester bien au calme chez mes propriétaires mais un jour ils m’ont délaissé. J’aurais préféré vivre ma retraite chez d’autres propriétaires, à la déchetterie ou me donner une seconde vie dans une ressourcerie à côté. 

S’il vous plaît, ne me laisser plus sur le trottoir, je me sens encombrante.

Une étagère