Métro Post Forum

De la publicité lumineuse et animée

205. De la publicité lumineuse et animée

Tu me connais depuis peu si tu vis dans cette métropole : je phosphore dans ta nuit pour éveiller tes envies…
L’éclat de mes led est dit écolo, plus que le papier qui lorsqu’une publicité est dépassée, se voit jeté! Cela me fait rire qu’on prétende de telles choses. L’énergie nécessaire à ma fonction n’a jamais été sans conséquence environnementale (bonjour le nucléaire et son danger, bonjour les énergies renouvelables et leur cycle de vie limitée). Rien n’est parfait ! Et pourtant, certain.es me trouvent bien belles…
… Tout comme, les objets (d’impensable nécessitée cela va sans dire) que de créatives compagnies publicitaires ont animés pour repousser les frontières de l’espace et du temps où ton cerveau est disponible ! Je titille ton désir et crée des frustrations que seul l’achat pourra éteindre. J’espère que tu as de quoi calmer ce feu que j’ai allumé en toi…

Regarde-moi avec attention, avec profondeur. Je suis l’amie qui te veut du bien alors dis-moi que je suis la belle!

Quoi que tu en penses, on prévoit ma multiplication, m’a-t-on dit. A moins que tu n’agisses sur ma descendance ?

La publicité lumineuse et animée

Du château d’eau

199. Du château deau

Chers passants,

Souvenirs, souvenirs,… oui je me souviens d’un projet culturel un peu fou, intitulé Aux sources de La Source, grâce auquel j’ai eu la joie de permettre à un jeune et charmant couple de se balancer entre mes grands piliers ! Oui, un jeune homme et une jeune femme, sous chacune de mes arches. Des mannequins bien sûr, imaginés et fabriqués par une lycéenne.

Cela offrait au quartier un petit supplément de légèreté et de grâce à ma distribution deau qui reste indispensable, vitale et ce qui m’importe au plus haut degré, dans tous les logements du quartier, sans exception. Mais je me sens de moins en moins léger, demeurant inquiet sur le coût de l’eau que je fournis et qui augmente, mais aussi parfois sur son gaspillage, et surtout sa pollution.

Avoir en réserve l’eau, puis la distribuer, c’est ma tâche. Mais la récupérer, la salir le moins possible, ne pas la dépenser à tort et à travers, etc… y êtes-vous attentifs lorsque vous la buvez et consommez ?

Je vous en prie, chers passants, pensez-y,…

A votre santé !

Le château deau

De la passerelle disparue

196. De la passerelle disparue

Cher(e)s habitant(e)s,

J’étais une passerelle. Comme dit mon ami Robert, je suis un pont étroit, réservé aux piétons. Je traversais l’avenue de la Bolière et la ligne de tramway. Je permettais aux habitants des immeubles Henri Troyat (ex Camille Flammarion), de rejoindre en toute tranquillité et sans danger le centre social Sainte Beuve, la Maison des associations, l’école ou le lycée et le théâtre Gérard Philipe. J’étais moins dangereuse que cette avenue. J’étais contente de voir les poussettes, les trottinettes rouler en toute quiétude. Je voyais des  enfants courir après un ballon, se dribbler et tirer vers un but imaginaire. Bien sûr, certains enfants se battaient. Certains passants restaient à côté de cette passerelle pour discuter. J’étais un passage du carnaval : c’était la fête.

Maintenant, on m’a démontée. Fini, le passage direct et sûr entre les immeubles « Henri Troyat » et les équipements culturels. Finis les échanges faciles entre les habitations du quartier Henri Troyat et les immeubles de la Dalle. Les ruelles qui menaient à moi, la passerelle, sont devenues des impasses. On peut encore jouer au ballon. Mais les trottinettes et les poussettes ne passent plus. C’est une partie de la vie qui disparaît.

Ma disparition complète était-elle nécessaire pour moins de violence et de trafic et une belle perspective de l’avenue de la Bolière vers le bâtiment de la faculté des lettres ?

La passerelle disparue

D’une feuille d’impôt

194. D’une feuille d’impôt 

Chers habitants,

 

Je suis un bout d’papier,

Que l’on cherche à remplir,

Un papier bleu grisé,

Que tout l’monde voudrait fuir, 

 

Car pour pouvoir me lire,

Il faut me déchiffrer,

Mais pour y parvenir,

Il faudrait être aidé. 

 

Or personne aujourd’hui

N’accepte de se mouiller,

Même ceux qui me créent,

Refusent de m’expliquer. 

 

Alors sans aucune aide,

Je suis rempli d’erreur,

Ne trouvant de remède,

J’attends dans un classeur. 

 

Une feuille d’impôt

De la porte du Planning Familial

148. De la porte du Planning Familial

Bonjour,

Je suis la porte du Planning Familial.

Certains, ou plutôt certaines car finalement peu d’hommes saisissent ma poignée, me poussent facilement car elles savent qu’elles seront accueillies chaleureusement.

Mais d’autres hésitent, s’interrogent, appréhendent, ou même me tournent le dos…

La porte du Planning Familial

Du feu rouge et vert

145. Du feu rouge et vert

Chers habitants,

Je m’appelle… Euh… Je n’ai pas de prénom, j’avoue. 🙁 Dans la ville, je sers à vous dire si vous pouvez passer ou pas en voiture. Mais parfois il y a des voitures qui passent et s’en fichent de moi. 🙁 Alors je me sens invisible. 🙁 Moi, je préfère quand je suis vert, je n’aime pas la couleur rouge.

Le feu rouge et vert

Du Contrat de Ville d’Orléans

137.  Du Contrat de Ville d’Orléans

Cher habitant,

Je suis le Contrat de Ville d’Orléans Métropole.

Et personne ne sait quel est mon rôle.

Pourtant chacun peut accéder à un document simple et accessible,

qui explique ce que fait le Contrat de Ville et ce, chaque année civile.

 

L’Etat à retenu 10 quartiers prioritaires

dans la Métropole d’Orléans,

qui font l’objet d’actions renforcées complémentaires,

pour améliorer la qualité de vie des habitants.

 

Un Contrat de Ville 2015-2020

A donc été rédigé par 30 mains

pour recueillir les signatures

d’une trentaine de structures.

 

Ce Contrat de Ville énumère des actions primordiales

et plus de 80 objectifs politiques,

pour l’emploi, l’aménagement urbain, le développement social,

la citoyenneté et les valeurs de la république.

 

Les habitants des quartiers

et de toute la ville,

peuvent être informés

de tout ce qui est fait par le Contrat de Ville.

 

C’est une politique très vivante,

où la participation des habitants est ultra importante.

 

Le Contrat de Ville

Du vélo qui rêve de sécurité

130. Du vélo qui rêve de sécurité

Cher passant,

Je suis un vélo !

En toute sécurité dans la métropole – Un rêve ou une réalité ? Il y a des pistes pour cela soi-disant. Parfois, on m’effleure. Parfois, on me frôle. Et j’ai même dû prendre un trottoir pour m’échapper. 

Et j’ai vu briller les étoiles. On dit que je suis une petite reine. Mes conditions de vie sont bien précaires dans la métropole.

Je suis un vélo !

Du lampadaire (2)

107. Du lampadaire (2)

Cher passant,

Je suis un lampadaire et de ma hauteur je veille sur un quartier très calme, mais parfois perturbé par de gros poids lourds qui se sont engagés dans une voie sans issue.

Ces bahuts n’hésitent pas à écraser les massifs de fleurs sur le trottoir voire enfoncer le portail d’une maison qui se trouve dans un virage pour se dégager.

Le lampadaire

Du panneau 30

82. Du panneau 30

Cher passant,

Je suis le panneau «30» de limitation de vitesse. Je suis complètement attristé ; personne ne se soucie de moi. Je vois des voitures passer devant moi mais aucune ne réduit son allure. Quelle inquiétude je ressens quand je vois des enfants qui passent devant moi, insouciants, alors qu’une voiture vient quelques secondes avant de passer à toute vitesse sans même s’être préoccupée de ces petits enfants qu’elle pourrait renverser. Si je suis là c’est que je suis utile alors pourquoi m’ignorer ? Est-ce que ma vie est vide de sens ??

Le panneau 30

De l’université

81. De l’université

Cher habitant,

Comment emmener l’université au cœur du quartier de la Source ?

Comment les acteurs associatifs ou autres peuvent mettre en place des actions qui s’articulent autour des sciences ?

Les enfants des quartiers de la Source rencontrent beaucoup de difficultés d’apprentissage. Comment peut-on détacher certains étudiants sur le quartier pour aider ces enfants ?

L’université

Du quartier de la Source

80. Du quartier de la Source

Cher habitant,

Je suis la Source sans animation. J’attends des événements culturels et des animations sans succès. Je revis une fois dans l’année à la clairière pour la fête de Jeanne d’Arc. Il n’y a  pas de commerces développés, pas d’animations nocturnes de temps à autres comme un marché de nuit.

Faites-moi vivre pour donner de la vie et la joie de vivre pour mes citoyens. 

Le quartier de la Source

Du gingko de l’hôtel Groslot à Orléans

71. Du gingko de l’Hôtel Groslot à Orléans 

Cher promeneur,

Ah ! quelle aventure ! Que de milliers de kilomètres parcourus ! Déraciné, transplanté, je ne sais pas si vous auriez supporté mon sort. J’aurais tellement aimé vivre entre mes parents le reste de mon âge. Maintenant, me voilà dans ce square, près d’Etienne Dolet, « martyr de la pensée ». Le rapprochement est tentant, mais non, je ne vais pas me poser en martyr, bien que…

On m’a gratifié d’un surnom : « l’arbre aux quarante écus ». J’en connais une qui croyait que les écus, c’étaient les feuilles d’or que je perds à l’automne, et là, dit-elle, il faudrait parler de quarante mille écus ! Mais ceci n’a rien à voir avec moi. Quand on m’a acheté (oui, j’ai fait l’objet d’un commerce, sordide, non ?), les écus n’existaient plus depuis longtemps. Je sais bien que nous, gingkos, détenons le record de longévité parmi les arbres. Toutefois, moi, je n’ai rien d’un fossile mais tout d’un jeune et fringant géant ! Ne me confondez pas avec le vieil if d’à côté. Il a beau se parer de fanfreluches à Noël, il ne supporte pas la comparaison.

Mon nom serait imprononçable, raison pour laquelle on m’attribuerait tant de surnoms ? Il n’est imprononçable que pour vous qui m’avez arraché à mon sol natal. Vous y avez même ajouté un qualificatif en latin, biloba. La précision était inutile, chacun peut voir que mes feuilles ont deux lobes, n’en avez-vous pas deux également ? De là à m’en priver en imaginant qu’il s’agit d’autant de cœurs et d’en offrir une à sa belle, ou bien encore d’éventails et de la secouer dans tous les sens pour se donner l’illusion de la fraîcheur, avouez que l’objet de curiosité ici, ce serait plutôt vous que moi !

Les mariés viennent se faire tirer le portrait à mes côtés. Le photographe leur recommande immanquablement d’appuyer négligemment la main sur mon tronc, dans une pose naturelle. Naturelle, ah, ah ah ! Grotesque. Donc, tous les samedis, on dérange ma quiétude pour immortaliser un instant de vie dont on sait que, dans la moitié des cas, il sera renié quelques années après.

Où est-ce que je veux en venir ? Au fait que, je le répète, l’objet de curiosité en ce lieu, ce serait vous, les hommes, plutôt que moi. Je ne peux pas présumer d’Etienne Dolet, parti dans l’au-delà depuis si longtemps et me tenant cependant si discrètement compagnie que je lui en sais gré, mais je verrais bien l’un d’entre vous planté à ma place jusqu’à la fin de ses jours, avec une étiquette aux pieds : « Homo erectus biloba du XXIe siècle, capable de se marier en chapeau haut de forme avec une fille en blanc, pareille à un gros gâteau noyé sous la crème Chantilly », car, bien sûr, j’aurai alors le privilège d’en écrire le texte en lettres d’or.

Après ce message, j’espère que vous me comprendrez mieux. Merci de m’avoir lu.

Le gingko de l’Hôtel Groslot à Orléans

Du bureau de poste

62. Du bureau de poste

Cher habitant,

N’hésite pas à rentrer, prends ton temps pour expliquer ce que tu veux, en espérant que les gens des guichets ne soient pas trop débordés. Et surtout n’oublie pas que j’ai une mission de service public et qu’il ne faut pas lâcher ça !

Le bureau de poste

Du trottoir qui s’effrite

208. Du trottoir qui s’effrite

Au secours, chaque jour, des vilains pieds me piétinent. Je souffre car des parties de moi-même me quittent pour ” je ne sais où”. Il faudrait me refaire une beauté ! Cela éviterait aux humains de tomber à cause de moi.

Le trottoir qui s’effrite devant la MPTM

Du sens interdit

Du sens interdit

Chers habitants,

Je suis le sens interdit à coté de la Maison Pour Tous Nord. Je suis tombé et plus personne ne me voit, ne me regarde et surtout personne ne me relève.

NE M’OUBLIEZ PAS SVP  !!

Le sens interdit.

De l’eau que vous buvez

32. De l’eau que vous buvez

Chères habitantes, chers habitants,

J’aimerais arriver belle et pure,

Jusqu’aux sommets de vos clapiers 

et apporter à vos futurs 

des goûts point trop javellisés.

J’aimerais arriver belle et saine,

Puisque servant à vous laver, 

à couler jusque dans vos veines,

Je reste l’eau que vous buvez.

L’eau que vous buvez

 

Du banc public

17. Du banc public

 Cher habitant,

Ne m’oublie pas. Je suis toujours sous le platane. Je suis plus grand que tu l’imagines. Et si tu prends le temps de te poser sur moi, tu feras de belles rencontres, pas seulement des rencontres habituelles mais des rencontres extraordinaires ou des personnes avec des histoires de vie magnifiques, des jeunes, des vieux, des enfants.

Pourquoi n’avais-tu pas encore compris tout ce que je peux te faire découvrir. Écoute, passe ce message autour de toi. Merci d’avance car moi aussi, je vais pouvoir m’enrichir. A bientôt.

Le banc public

De la maison de santé

9. De la maison de santé 

Cher passant,

Je suis une maison de santé et je rêve… d’être habitée par suffisamment de médecins et d’infirmières.

La maison de santé

Du téléphone de la sécu et de l’assedic

39. Du téléphone de la sécu et de l’assedic

Cher passant,

Je suis le téléphone de la sécu, de l’assedic, et je plains ces pauvres gens qui n’arrêtent pas d’appeler pour avoir un renseignement et qui n’ont personne au bout. Tapez 1. Tapez 2… etc.

Le téléphone de la sécu et de l’assedic

Du tramway

31. Du tramway  

Cher habitant,

Tu as besoin de te déplacer pour ton travail, tes courses, sortir de ton quartier pour te promener. Mais voilà me prendre pour satisfaire ces besoins est limité par son côté financier. Alors, si mon accès devient gratuit le droit aux transports devient complètement effectif !

Le tramway (et aussi le bus)