Métro Post Forum

Du château d’eau

199. Du château deau

Chers passants,

Souvenirs, souvenirs,… oui je me souviens d’un projet culturel un peu fou, intitulé Aux sources de La Source, grâce auquel j’ai eu la joie de permettre à un jeune et charmant couple de se balancer entre mes grands piliers ! Oui, un jeune homme et une jeune femme, sous chacune de mes arches. Des mannequins bien sûr, imaginés et fabriqués par une lycéenne.

Cela offrait au quartier un petit supplément de légèreté et de grâce à ma distribution deau qui reste indispensable, vitale et ce qui m’importe au plus haut degré, dans tous les logements du quartier, sans exception. Mais je me sens de moins en moins léger, demeurant inquiet sur le coût de l’eau que je fournis et qui augmente, mais aussi parfois sur son gaspillage, et surtout sa pollution.

Avoir en réserve l’eau, puis la distribuer, c’est ma tâche. Mais la récupérer, la salir le moins possible, ne pas la dépenser à tort et à travers, etc… y êtes-vous attentifs lorsque vous la buvez et consommez ?

Je vous en prie, chers passants, pensez-y,…

A votre santé !

Le château deau

Du bonheur

197. Du bonheur

Cher.e.s  habitant.e.s,

Moi, le bonheur, je ne me sens pas toujours coupable ! Mais grave question pour moi, j’ai bien l’impression de ne pas avoir mon libre arbitre !!?

Moi, le bonheur, je dirais un peu banalement que je ressemble à un gâteau. A un bon et gros gâteau. Mais qui tient le couteau pour me partager ? Qui décide de me distribuer ainsi ? Qui contrôle ma répartition ?

Bien sûr dans vos quartiers, je me sens être savourée à petites bouchées par les regards bienveillants et les sourires rencontrés, parfois grâce à la famille ou au voisinage, être appréciée souvent selon la solidarité, les entraides… Mais les difficultés de logement, de santé, de travail et de leurs conditions rendent difficiles voire impossibles ma dégustation.

Car, à mon insu, je sens bien que mes grosses parts vont trop souvent vers les mêmes et vous, habitant.e.s des quartiers, vous n’avez droit qu’à une toute petite portion voire à quelques miettes dignes d’être tout juste offertes à des moineaux !

Alors que chacun, chacune me désire tout autant, non ? Chacun, chacune a droit de me connaître au mieux, non ?

Le bonheur

Témoignage d’un logement

193. Témoignage d’un logement (aussi dit sur de la musique) 

Chers habitants,

 

Je suis un logement vide

Pour ces semaines d’été,

Mes habitants sont loin,

Ils se changent les idées. 

 

Pendant qu’ils voient la mer,

La campagne, des amis,

Moi je n’ai rien à faire,

Inutile, je m’ennuie. 

 

Mes lits ne servent pas,

Ma cuisine ne vit pas,

Je ne suis que silence

Ce qui n’a aucun sens, 

 

Puisque juste derrière,

Chacune de mes fenêtres

J’aperçois des humains

Qui n’ont rien mais me cherchent. 

 

Et si pour quelques jours,

Je servais de répit,

A au moins une famille

N’ayant aucun abri ? 

 

Le logement

D’une lettre

192. D’une lettre  

Cher habitant,

Je suis une lettre arrivant tous les jours au centre social avec des bonnes et mauvaises nouvelles. Mes destinataires viennent me récupérer avec plus ou moins de régularité. Mon ouverture est source d’angoisse ou de désagréments pour mes destinataires mais parfois de très bonnes nouvelles arrivent, ce qui ravit mes lecteurs ou mes lectrices. 

L’attente d’être ouverte et lue est précieuse mais parfois je reste là des jours voire des semaines, sans être prise et il m’arrive d’être réexpédiée.

Une lettre

De la plume

183.  De la plume 

Chers habitants,

Plume encrée, je laisse ma teinte sur le papier numérique pour vous exposer ma doléance.

Cette histoire est la mienne, celle d’une plume qui au vent se balade, entre les feuilles d’automne et la pluie de la dite saison. Laissée et abandonnée, une âme charitable me recueillit, me lava et me donna une seconde vie ; celle qui fera de moi ce que je suis aujourd’hui. Une plume adressant des missives aux divers élus de cette métropole, ayant connu Jeanne d’Arc. Dénonçant le manque de transparence de ces élus, le cumul de leurs fonctions, préférant faire grossir les mairies au lieu d’inciter celles-ci à soutenir les initiatives locales.  Faire du local avec les locaux, voilà la réussite. Associations de quartiers vous êtes l’avenir de vos territoires, animation, divertissement, emploi, culture, vos domaines ne cessent d’être utiles aux gens.

Je suis cette plume qui demande plus de moyens pour aider les associations à associer les habitants dans ce tissu associatif, symbole d’une représentativité concrète d’un quartier et non supposée.

Je suis cette plume qui déverse son encre et ses foudres pour que celles-ci résonnent au sommet de la métropole, et chez son président, afin qu’il ou qu’ils entendent et comprennent que les acteurs de terrain sont des références et que sans eux vous ne pourriez jamais mener à bien vos projets, espérant décrocher des finances de l’Etat en préservant les QPV telles qu’elles sont. C’est de l’emploi, de l’excellence, de la réussite, des espaces d’échange et d’animation dont ont besoin les habitants et non qu’on les pointe du doigt en citant les chiffres du chômage, le taux de délinquance et divers endroits sombres du tableau.

Je suis cette plume qui s’adresse aux voyous, pas à ceux que vous pensez mais je parle de voyoucratie à col blanc, qui s’accaparent les subventions, l’argent de l’Etat destiné aux QPV, et distribué dans les hautes strates. Que cet argent parvienne à leurs ayant-droits afin que les divers soucis ne persistent pas.

Je suis cette plume qui continuera d’écrire jusqu’à sa dernière goutte d’encre pour parler de ces problèmes.

La plume signe, la plume saigne… 

D’un fauteuil roulant

177. D’un fauteuil roulant 

Cher passant,

Je suis imposant. Je ne suis souvent pas le bienvenu. Assis sur moi rares sont ceux qui peuvent se passer de moi. Je suis indispensable au quotidien. Je suscite à mon arrivée le plus souvent de nombreuses questions et même de la peur. Je peux avoir différentes tailles. Je roule en été comme en hiver. Je traverse villes et pays. Je m’améliore au fur et à mesure du temps qui passe. Je remplace un membre. Je suis un fauteuil roulant.

Le fauteuil roulant

D’un bureau, d’une porte

176. D’un bureau, d’une porte

Chers habitants, 

Un bureau !!! Une porte !!! Qu’est ce que ça peut représenter pour vous ? Une porte ouverte ? ou fermée ? La porte peut être grande ouverte pour vous exprimer ou pour un petit mot sympa pour commencer votre journée. En aucun cas ce bureau ou cette porte ne peut être fermé si la bonne humeur s’installe ? Mais alors si vous rentrez dans ce bureau, montrez-lui votre sourire et le bureau vous le rendra.

Un bureau, une porte

D’une fleur qui parle

161. D’une fleur qui parle

Chers habitants,

Le quartier est bien mais les gens ne sont pas bien.

Les voisins sont embêtants, n’aiment pas que les enfants jouent dehors.

Le reste, c’est bien.

La fleur qui parle

Du garage

 154. Du garage 

Chers habitants,

J’en ai assez qu’il y ait plein de voitures garées devant moi.

Le locataire ne peut y garer sa voiture à cause de ces voitures.

La police est venue mettre des panneaux d’interdiction devant le portail mais personne n’en tient compte. Ça fait 10 ans que c’est comme ça, on s’y fait. Le locataire aimerait bien qu’un jour ça change, que les mentalités changent, que les gens soient moins égoïstes et qu’ils pensent un peu plus aux autres.

Le garage

D’une boite aux lettres aux Bahamas

149. D’une boite aux lettres aux Bahamas

Cher passant,

Je suis une boite aux lettres aux Bahamas. Toute petite au 10ème  étage d’un building. Une petite boite aux lettres comme mes 5 000 compagnes. 

Nous portons le nom de grandes sociétés multinationales que nous ne voyons jamais. 

On nous appelle « paradis fiscal ».

En bas, il y a Dorian, l’ouragan !

Il a cassé toutes les maisons et les huttes minables : c’est l’enfer climatique et personne nous aide ! J’y comprends rien !

La boite aux lettres aux Bahamas

De la porte du Planning Familial

148. De la porte du Planning Familial

Bonjour,

Je suis la porte du Planning Familial.

Certains, ou plutôt certaines car finalement peu d’hommes saisissent ma poignée, me poussent facilement car elles savent qu’elles seront accueillies chaleureusement.

Mais d’autres hésitent, s’interrogent, appréhendent, ou même me tournent le dos…

La porte du Planning Familial

Du Contrat de Ville d’Orléans

137.  Du Contrat de Ville d’Orléans

Cher habitant,

Je suis le Contrat de Ville d’Orléans Métropole.

Et personne ne sait quel est mon rôle.

Pourtant chacun peut accéder à un document simple et accessible,

qui explique ce que fait le Contrat de Ville et ce, chaque année civile.

 

L’Etat à retenu 10 quartiers prioritaires

dans la Métropole d’Orléans,

qui font l’objet d’actions renforcées complémentaires,

pour améliorer la qualité de vie des habitants.

 

Un Contrat de Ville 2015-2020

A donc été rédigé par 30 mains

pour recueillir les signatures

d’une trentaine de structures.

 

Ce Contrat de Ville énumère des actions primordiales

et plus de 80 objectifs politiques,

pour l’emploi, l’aménagement urbain, le développement social,

la citoyenneté et les valeurs de la république.

 

Les habitants des quartiers

et de toute la ville,

peuvent être informés

de tout ce qui est fait par le Contrat de Ville.

 

C’est une politique très vivante,

où la participation des habitants est ultra importante.

 

Le Contrat de Ville

De la chaussure un peu usée

127. De la chaussure un peu usée

Cher passant,

Je veux vous conter mon  histoire : que l’on m’appelle « chaussures, souliers, godillots, sabots, bottes, tennis, escarpins, mocassins, ballerines ou savates 2 doigts », je suis toujours en compagnie de pieds… grands, petits, déformés, enflés, cornés. Qu’importe je les aime ces pieds qui m’habitent!!!

Quand je suis neuve je suis fière d’arpenter les rues , les ruelles ou courir sur des terrains de jeux… mais après quelques années on voudrait me remplacer, me jeter… mes semelles sont usées, le cuir, la toile trouée. Je fais la grimace!!

Non , je veux encore des pieds, qu’ils soient voisins ou lointains…

Alors là… j’atterris sur l’étal d’un vide-grenier, j’aime pas du tout ; on me touche, on me retourne, on me met les doigts dans le ventre, on me tripatouille mille fois, etc. Et puis on me laisse, voire on me jette… et là je crains de finir à la poubelle ! Aie ! Aie ! 

Non, non et non, j’ai une idée, comme j’aime voyager je m’embarque vers une collecte internationale de chaussures un peu vieillies… ici je suis sûre de partir pour l’Afrique, l’Afghanistan, l’Inde ou le Pérou ou la Colombie et de trouver des pieds pour moi !

Mais encore le doute d’être abandonnée m’envahit. J’ai entendu dire qu’en un lieu très proche les grandes pointures manquaient . Il faut vous dire que neuve,  je faisais du 43, mais maintenant après bien des kilomètres parcourus, je suis avachie, déformée et je pointe vers les 44 ou 45 Il paraît que ce lieu est au 41bis du fg Madeleine et que beaucoup d’hommes passent par cette maison… J’y cours à grands pas et là une bénévole m’accueille tout sourire , m’aligne sur une étagère avec d’autres « copains » du plus petit au plus grand…

Dès le lendemain matin un grand gaillard arrive, dans ce «garage à chaussures» si je puis dire et hop! celui-ci n’a d’yeux que pour moi… Un peu grand pour ces nouveaux pieds peut-être ? Et bien non! je repars pour une nouvelle vie avec ces nouveaux pieds . Le bonheur m’envahit !

Que d’autres chaussures pour grands pieds viennent dans cette maison au grand cœur : c’est le Relais Orléanais! Vous connaissez ?

                                                           Voyage d’une chaussure un peu usée!!!

Du soleil (2)

117. Du soleil (2)

Cher passant, bonjour, 

Je suis le soleil et quand je me promène dans le quartier, je vois des personnes seules, elles semblent isolées, je ne les rencontre pas sur le chemin de la maison de quartier, ni sur les animations diverses et moi le soleil j’aimerais bien éclairer leurs vieux jours et faire en sorte qu’elles se sentent le moins possible seules.

Comment faire ?

Le soleil

De l’inconnu (la porte ?)

92. De l’inconnu (la porte ?)

Cher passant,

J’ai été construit il y a longtemps. Au début tout allait bien, les personnes entraient et sortaient de moi, on s’occupait de moi. Mais un jour je pris un caillou, puis un autre, on ne s’occupait plus de moi, les gens me claquaient, me laissaient ouvert, me tapaient et fumaient en moi. Sauf qu’un jour on m’a réparé mais ça n’a pas duré car très vite on m’a rejeté des cailloux et continué à fumer en moi. 

L’histoire recommence, je me suis dis que ça ne se terminerai jamais, jusqu’au jour où on m’a renouvelé et depuis je suis toujours entretenu et respecté. Je pense que c’est la couleur rouge et noir qui fait que les gens m’aiment à nouveau.

L’inconnu… La porte ?

Du lampadaire

68. Du lampadaire

Chers habitants,

Normalement, je suis là pour éclairer la rue et pour te permettre le soir de rentrer chez toi sans être agressé dans le noir. Mais ceux qui vous gouvernent et décident pour vous ont fait de vous des marginalisés, des laissés-pour-compte et des jeunes sans perspectives, sans travail, sans aucun respect pour votre dignité d’être humain.
Alors, j’ai décidé de rester allumé pour vous permettre de suivre la voie éclairée vers la société de droit pour toutes et tous afin d’être plus audibles et plus visibles dans une société généreuse et fraternelle.

Le lampadaire

Des 13%

47. Des 13%

Chers locataires,

(Je suis) le nombre de votants aux élections des représentants des locataires aux Résidences de l’Orléanais, principal bailleur de la « Métropole »… Il est vrai que les candidats ne sont, pour la plupart, de première jeunesse… Là aussi, (vous) les locataires, forcément plus jeunes, (n’avez) pas eu le réflexe, ou le courage, de déposer le bulletin de vote dans la boîte aux lettres…

Je suis quelqu’un de désabusé.

Les 13%

Du centre social du quartier

41. Du centre social du quartier

Cher passant,

Je suis le centre social du quartier et j’aimerais plus d’échanges, plus d’ouverture sur l’extérieur. Je ne veux pas n’être qu’une annexe « succursale » où les gens ne se retrouvent qu’entre eux, comme chez eux. Déplaçons nos questions, nos problèmes, changeons-les de place et dépoussiérons les habitudes et les convictions.

Le centre social du quartier

De la porte du centre culturel

24. De la porte du centre culturel

Chers habitants,

Je suis toujours ouverte, tu n’as qu’à passer mon pas. Et là, tu peux rire, chanter, jouer, parler, ou tout simplement boire un café… 

A bientôt.

La porte du centre culturel

 

Du four à pain

10. Du four à pain 

Cher habitant,

Je suis le four à pain de votre boulanger. Mais je n’appartiens pas à votre boulanger : votre boulanger me loue à une chaîne de boulangerie. Cette chaîne de boulangerie m’a acheté à crédit à un fabricant, en empruntant à une banque, au taux de 5%. Au final, trouvez-vous normal que l’article 17 de la déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 5 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen précisent tous deux que la propriété privée est un droit inaliénable? Ce droit ne devrait-il pas se limiter à la propriété de son propre outil de production et de son propre logement, et ne devrait-on pas interdire d’être propriétaire du moyen de production ou du logement de son prochain ?

Le four à pain

De la maison de santé

9. De la maison de santé 

Cher passant,

Je suis une maison de santé et je rêve… d’être habitée par suffisamment de médecins et d’infirmières.

La maison de santé

Du téléphone de la sécu et de l’assedic

39. Du téléphone de la sécu et de l’assedic

Cher passant,

Je suis le téléphone de la sécu, de l’assedic, et je plains ces pauvres gens qui n’arrêtent pas d’appeler pour avoir un renseignement et qui n’ont personne au bout. Tapez 1. Tapez 2… etc.

Le téléphone de la sécu et de l’assedic